Les comptes-rendus AG


Compte-Rendu

de l’Assemblée Générale

des 6 et 7 décembre 2008

 

 

 

 

Liste des présents :

 

Présents : Marie (Trésorière), Maïté (Secrétaire), Ronan (Président), Didier, Pascale, Marine, Coralyne, Manu, Aurélie, Léa, Vincent, Valérie.

 

L’ordre du jour porte sur six points :

 

  1. Introduction :

a) Ce qui a été fait depuis un an :

- les arrivées des divers animaux

-la formation de Marie

-le nouveau site

-les travaux d’aménagements de la maison

 

b)Bilan de l’année:

-Nombre d’adhérents

-Bilan financier de l’association

 

  1. L’évolution du projet :

 

-Que devient le projet, où en est-il ?

-Les réalisations concrètes ; possibilité d’organiser une manifestation, un chantier…

-Les prévisions des choses à venir (début de l’activité agricole et économique de la ferme pédagogique, mise en place d’activités périscolaires, animations locales)

 

  1. L’association :

 

-A quoi sert-elle ?

-Pourquoi avez-vous adhéré (ou pas) ?

-Le logo de l’association

 

  1. Ce qui manque encore :

 

-un nom pour la ferme

-un prototype de plaquette pour la ferme pédagogique

 

  1. Des propositions, des attentes, des envies, des idées à partager

 

  1. Election du nouveau bureau pour 2009

 

 

Introduction :

 

 a) Ce qui a été fait depuis un an :

· Plantation de environ 300 arbres pour aménager le pré en parc.

· Projet pédagogique mené avec les enfants de l’école d’Arconcey sur la biodiversité (plantation d’arbre, chaîne alimentaire, les différentes fonctions de l’arbre)

· Clôture du pré en attendant l’arrivée des animaux

· Animation avec les chèvres de la ferme pour la visite d’une classe de maternelle et en pension à fulvy pour les classes vertes de Malakoff (biberon, pansage)

· Travaux d’aménagements du grenier avec des choix de matériaux écologiques et sains pour améliorer le confort collectif et individuel.

· Pour garder des relations avec nos adhérents et pour donner des nouvelles à distance, nous avons décidé de créer un nouveau site plus fonctionnel, plus lumineux que l’ancien et d’y apporter des changements, du renouveau assez régulièrement : http://echosphere.onlc.fr

 

b) Bilan de l’année :

 

· Pour l’année 2007-2008 l’association Echo Sphère compte 16 Adhérents

· Le bilan des adhésions s’élève à 295 euros

 

2) L’évolution du projet :

 

· Marie a terminé sa formation et est sortie diplômée, son projet agricole débutera réellement en mars-avril 2009. L’accueil des groupes en 2010

· Quatre demandes ont été formulées à Marie pour l’accueil de classes à la journée sur la ferme à arconcey au printemps.

· Des ventes à la ferme et sur les marchés sont envisagées ainsi que des commandes groupées sur Paris ( une fois par trimestre) et sur Dijon (une fois par mois).

 

3) L’Association :

 

Une discussion a eu lieu au sujet du nom pour la ferme pédagogique, une idée a fait débat celle de Agricolo certains ont soumis d’autres idées à partir de ce nom tels que Agri & Colo ou encore Agri et Colo…Si vous avez d’autres idées, faites les nous parvenir.

 

4) Ce qui manque encore :

 

· Un logo, un nom et une plaquette pour la ferme.

 

5) Des propositions, des attentes, des idées à partager, des envies :

 

· Objectifs 2009 : - Accueil à la journée

-          Mener un projet de couveuses avec les écoles concernant l’évolution du poussin depuis le stade d’œufs, à la naissance, jusqu’aux premiers jours de vie…

-          Pascale propose un accueil de Russes à arconcey, elle a des contacts qui aimeraient venir en France.

 

 

6) Election du nouveau bureau :

 

Se présentent :

 

Maïté pour le poste de secrétariat

Marine pour faire partie du conseil d’administration

Coralyne pour le poste de trésorerie

Ronan pour le poste de présidence

Valérie pour le poste de secrétariat

Dider pour le poste de trésorerie

 

Sont élus :

 

Maïté pour le poste de secrétaire

Valérie pour le poste de co-secrétaire

Coralyne pour le poste de trésorière

Didier pour le poste de co-trésorier

Ronan pour le poste de président

Marine pour le conseil d’administration







Compte-rendu de l’Assemblée Générale

de l’Association Echo Sphère

Du 24 novembre 2007 à Arconcey

 

 

 

L'assemblée générale est ouverte à 9h40, avec 11 présents : Didier Perchard, Marie Billard, Maïté Rivière, Emmanuelle Boufflet, Martial Girard, Coralyne Lay, Nouar Hassani, Marine Antonicelli, Arnaud Pichon, Théo Kosmann, Ronan Drogoul ;

10 adhérents n'étaient pas présents.

 

Sont désignés : présidents de séance : Didier Perchard et Marie Billard ; secrétaire de séance : Maïté Rivière.

 

 

 

Ordre du jour de l’assemblée générale :

 

1-     Introduction : Bilan de l’année passée, objectifs de l’Assemblée Générale

2-     Où en est le projet ? Quelles réalisations concrètes ?

3- Quelles sont les évolutions depuis 1 an ?

4 - Ce qui manque encore

5- Quelles réflexions aborder ? : thèmes de débat possible 

6 - Election du nouveau bureau, qui se (re)présente ?

 

1- . Bilan de l’année passée :

 

Le président rappelle les membres du bureau de l’année 2007 : président :Didier Perchard, trésorière : Emmanuelle Boufflet, secrétaire : Maïté Rivière.

Depuis un an, l'association Echo Sphère a réalisé de nouvelles plantations au pré, en y incluant un projet suivi sur l'année avec la classe unique d’Arconcey.

Ces plantations sont le fruit d'une conception d’aménagement du pré en parc avec différentes zones pour différentes activités, la préparation d’espaces petits fruits et la création d’une nouvelle mare, mitoyenne de celle existante.

  

 . Les objectifs de l’assemblée Générale :

 

Le bilan du nombre d’adhérents : Echo Sphère comptait 17 adhérents en 2007, les adhérents présents en ont profité pour renouveler leur adhésion 2008.

 Le bilan financier : en 2007, l'association avait récolté 210 euros ; aucune dépense n'a eu lieu uniquement les frais financiers.

2- . Où en est le projet ? Quelles réalisations concrètes ?

 

Le projet de centre de vacances étant lourd financièrement (les dossiers sont en cours), nous engageons le projet de ferme pédagogique.

Pour réaliser une petite exploitation de démonstration pour des accueils à la ferme, une petite production maraîchère, de petits fruits, et quelques élevages, Marie est entrée en formation cette année.

La SAFER soutient le projet en octroyant un pré de 8 hectares pour l’activité fermière.

 

L’aménagement du haut de la maison est en cours pour plus d’espaces privés dans une maison collective, plus de confort pour plus d’habitants, avec des possibilités de gîte.

   . Perspective de développement d’activité :

 

Echo Sphère envisage l'accueil d’enfants de la PMI : Marie et Didier ont assisté à une reunion d'info. A la fin des travaux, il faudra lancer les procédures : déposer des dossiers, rencontre des personnes et du lieu par les travailleurs sociaux, et la formation de l'un de nous comme assistant familial.

Concernant l’habitat collectif, les travaux à l’étage et l'aménagement des combles permettront de proposer  4 chambres et 2 pièces sous les toits ( pas d’autorisation pour des fenêtres, pour l'instant), une petite salle de bain et des WC.

Ainsi dans un habitat collectif, chaque habitant pourra profiter d'une chambre, lieu de vie privé.

 

    . Aménagement du pré en parc :

 

Suite au bilan négatif des plantations de l'automne dernier, nous avons envisagé de nouvelles plantations (environ 300 plants !) plus adaptées au milieu humide et argileux de notre pré.

Pour intégrer l’école dans ce projet, nous avons fait plusieurs rencontres avec la classe : repérage des zones par rapport à un plan du pré, intervention dans la classe pour savoir comment s’organiser pour les plantations (quoi choisir, où ) et enfin les plantations d’une partie des arbres avec les enfants ; de prochaines séances au printemps sont prévues pour suivre l'évolution, ainsi qu'une exposition (avec des photos et des textes des enfants) à la kermesse de l'école en fin d'année.

L’ancienne mare à été recreusée et agrandie.

 

 

3- Quelles sont les évolutions depuis 1 an ?

 

Mutation de la SCI, retrait d’Emmanuelle et mise en vente de ses parts.

Nouveaux arrivants/habitants : Maïté et Ronan.

Formation de Marie à Dijon pour l’exploitation fermière et le démarrage de l’activité de ferme pédagogique. 

 

 

4 - Ce qui manque encore :

Pour ce qui suit nous sommes preneur d'idées, de conseils, remarques et éventuels contacts :

 

Un logo pour l’association : un signe distinctif qui la représente.

Une future plaquette pour le centre, pour la ferme.

Un règlement intérieur pour l’association pour motiver et garantir les actions de l’association.

Assurer l’association, elle devrait couvrir les bénévoles et les participants.

Se renseigner sur un emploi associatif (Théo s’est proposé pour se renseigner sur l’administration)

Un nom pour la ferme.

 

 

5- Quelles réflexions aborder ? : thèmes de débat possible :

 

Une question a été posée : qu’est-ce qu’un éco-habitat ? Une recherche devait être menée pour y répondre , rendez vous donc à l’annexe en fin de compte-rendu.

 

Un débat sur la consommation : plus de quantité donc moins de qualité ou moins de quantité pour plus de qualité, savoir ce qu’on consomme, ce que l’on souhaite en terme de qualité de produit. Rendez-vous en annexe pour plus d’explication sur le sujet.

 

Un autre débat à été lancé sur : le but n’est pas de gagner de l’argent mais de s’investir de manière à satisfaire une vie et un collectif. Lire l’article en annexe.

 

6 - Election du nouveau bureau, qui se (re)présente ?

 

Didier Perchard, ancien président et Emmanuelle Boufflet, ancienne trésorière de l’association se retirent en tant que membres du bureau, Maïté Rivière ancienne secrétaire de l’association se représente avec Ronan Drogoul et Marie Billard qui se présentent pour la première fois. Après délibération du bureau les postes sont attribués pour l'année 2008 :

Le Président : Ronan Drogoul

La Trésorière : Marie Billard

La Secrétaire : Maïté Rivière

  

 

ANNEXES

(recherches Internet pour étoffer votre réflexion)

 

Qu’est ce que l’éco-habitat :

 

 La recherche d’un sens d’habiter aujourd’hui, à la recherche de notre nature profonde, abordons cette question du « SENS » à partir de 3 propositions :

 

1-      Le sens en tant que sensorialité :

Nos sens sont nos outils naturels pour entrer en relation avec ce qui nous entoure et nous l’approprier. Selon la qualité de notre nourriture sensorielle, notre comportement sera orienté vers l’épanouissement ou l’isolement. Nous pouvons prendre conscience de ce fonctionnement et rechercher ainsi le sens d’une qualité à notre cadre de vie.

Habiter : une expérience sensible

 

2-      Le sens en tant qu’adhésion émotionnelle :

Cet aspect de l’habitat est trop souvent muet pour laisser la parole à l’aspect fonctionnel, technique et économique ; cependant entre la mécanicité de l’un et la poésie de l’autre se révélera l’âme des lieux d’habitation.

Habiter : se loger …

 

3-      Le sens en tant que signifiant et symbole :

Nos habitats sont témoins de nos valeurs et de nos connaissances. Ils possèdent une part d’éphémère liée à notre vie, mais aussi une part de permanence que nous laisserons aux générations futures, que nous inscrivons sur la surface et dans l’atmosphère de la planète. Sommes-nous assez conscients de cette responsabilité ?

Habiter, rendre à la terre.

 

L’action d’« Habiter » sera aussi précisée en fonction de deux échelles principales :

 

L’échelle individuelle : celle de notre responsabilité propre, à notre portée, et qui définit la qualité même de notre participation et implication à une construction plus globale et non à une simple conglomération :

Habiter : se construire

 

L’échelle collective : qui inclut les rapports au sein d’un groupement, qui permet aux individus de reformer une unité plus grande . Echanges, communication , accompagnement sont autant de tissage du corps social que sont identifiés les « intérieurs » et les « extérieurs » ainsi que les repères de continuité entre eux. Passer à une intégrale, consiste bien à recréer une unité à partir d’éléments disparates à partir des quels une loi a pu être identifiée :

Habiter : intégrer

 

Expérimenter un mode de vie alternatif à travers un habitat éco responsable :

 

De quels enjeux sont porteurs les choix en matière d’habitat ?

Quelle citoyenneté à travers un habitat responsable et le choix de sa construction ?

Quelle réflexion, quelle éducation sont nécessaires pour lutter contre les contradictions entre le dire et le faire ?

Quels choix politiques pour aller dans ce sens ?

  • Pourquoi agissons nous ?

Au nom de quelles valeurs et quels principes d’actions, en réponse à quels besoins et à quelles situations inacceptables ? Quelle est la portée globale des actions locales ?

  • Avec quelles méthodes ?

Quelles démarches, attitudes, outils,... porteurs d’éducation citoyenne, sont en cohérence avec les principes d’action ? Quels obstacles, intérieurs et extérieurs, faut-il dépasser ?

  • Comment agir ?

Quelles formes d’actions peut-on développer pour pouvoir continuer à agir dans le contexte actuel ? Comment contribuer à inventer de nouveaux modèles de société ?

Problématique :

De nombreuses expériences ont fleuri depuis 30 ans pour créer des lieux de vie alternatifs porteurs d’un projet de société solidaire. Aujourd’hui, on prend conscience de l’importance d’un éco habitat, individuel ou collectif.

  • Qu’est-ce que l’éco-responsabilité ?

En quoi le fait de réfléchir à son habitat, à son mode de vie est un acte citoyen ?

Quelle est la définition d’un acte citoyen ?

Quelle citoyenneté à travers un habitat responsable et le choix de sa construction ?

  • Quel est l’impact de l’éco-responsabilité sur les fonctions de l’habitat et/ou les moyens à mettre en œuvre ?
    • protection de l’individu, des biens, de façon individuelle, collective
    • accueil
    • représentation, image
  • Comment gérer de façon éco-responsable le fonctionnement d’un habitat ?
    • énergies
    • fluides
    • gestion du quotidien
    • maintenance des lieux
    • etc.
  • Quels liens peut-on trouver entre habitat et santé ?
  • En quoi l’éco-habitat permet-il de favoriser les échanges relationnels, l’entraide, la solidarité, l’autonomie, etc. ?
  • Quelle réflexion, quelle éducation sont-elles nécessaires pour lutter contre les contradictions entre le dire et le faire ?
  • Quels peuvent être les impacts sociaux d’un habitat éco-responsable ?

Cela peut-il générer de nouveaux modèles de société ?

Comment concevoir un habitat communautaire ?

  • Quels choix politiques pour permettre, pour inciter à aller dans le sens d’un habitat éco-responsable ?

 

Le collectif :

 

Vivre en collectivité

 

Aujourd'hui, plutôt des pistes de réflexion, des questionnements, qu'un article construit.
Certains téléspectateurs français ont peut-être suivi sur Arte la soirée consacrée aux "fractures urbaines" le 1er mai dernier. Notamment dans le dernier sujet consacré à la maison individuelle, on pouvait y entendre Jean-Louis Borloo expliquer à la caméra que le Français n'aspire qu'à une chose: son lopin de terrain avec sa maison bien à lui.

Est-ce donc cela le rêve français ? une maison pour tous, deux voitures, une piscine... ?

 

Toutes les réflexions du mouvement moderne, Le Corbusier en tête, renforcées par le besoin pressant de reconstruction d'après-guerre, tentaient à l'inverse de démontrer qu'on pouvait (et devait pour des questions évidentes de place) concilier habitat collectif et bonheur de vivre, à condition de le faire bien:

-         libération du sol naturel pour les espaces verts et activités collectives de loisir et de culture,

-         et attention particulière portée à la qualité du logement, notamment son ensoleillement.

 

A ce titre, (re)lire Manière de penser l'urbanisme de Le Corbusier, dans lequel il évoque notamment cette contradiction entre le désir de maison individuelle et les contraintes liées à l'occupation de l'espace et la distance entre logement et autres activités, d'éducation et de loisir. Sa réponse de l'époque (1945), les immeubles-villas, bientôt édifiés en Cités Radieuses.
La surconsommation :

 

De la surconsommation vers la décroissance, pas d’alternatives...

 

De la surconsommation vers la décroissance, pas d’alternatives...

 

La croissance économique au sens actuel du terme n’est plus un moteur envisageable pour une autre forme d’économie car elle se nourrit de l’accroissement exponentiel de la production et de la consommation donc de la prédation de notre environnement et de ses ressources.

 

En effet, notre planète nous offre 2 types de ressources :

 

    Les renouvelables mais qui se reconstituent plus ou moins vite : le vivant dans son ensemble (faune, flore, sols, eau, énergie)

 

    Les non-renouvelables qui s’épuisent de plus en plus vite et de façon irréversible : tous les éléments fossiles que nous a légué l’histoire de notre planète : roches, minerais, hydrocarbure, gaz, eaux fossiles des nappes profondes de grande qualité.

 

Or, nous avons mis à mal les unes et les autres.

 

Pour les ressources essentielles à la survie humaine comme l’eau et la nourriture, le constat est terrible : alors que les besoins élémentaires de nombreux êtres humains ne sont pas ou mal satisfaits, les ressources disponibles diminuent en quantité et en qualité (eaux accessibles et précipitations dans certaines régions, terres cultivables...). Même la qualité de l’air que tous les êtres humains respirent est aujourd’hui très menacée.

Pour d’autres, non essentielles, mais indispensables à notre système économique actuel comme le pétrole, les métaux et bientôt l’uranium ou le gaz, la limite de l’épuisement se rapproche à grands pas.

 

D’autres facteurs environnementaux majeurs comme le réchauffement, la pollution ou tout incident technologique grave (OGM, nucléaire, biotechnologie) risquent de compliquer la donne et d’aggraver encore des problèmes de plus en plus dramatiques.

 

Inutile d’évoquer les désordres sociaux que cette pénurie planétaire risque d’engendrer à brève échéance.

 

La seule alternative viable est de rendre notre système socio-économique dans son sens le plus large et à toutes les échelles, de moins en moins gourmand de l’ensemble des ressources encore disponibles tout en sauvant la part essentielle de notre "développement".

 

 Pour cela, il est nécessaire d’économiser de façon drastique les non-renouvelables et d’utiliser intelligemment les renouvelables.

 

Cette perspective de décroissance soutenable est la seule solution envisageable pour répondre au formidable défi écologique auquel nous sommes confrontés.

Nous allons devoir construire un nouveau système économique "économe" en ressources, par principe mais hélas très vite par obligation, tout en étant capable de subvenir aux besoins fondamentaux de la vie humaine (eau, alimentation) et à ceux indispensables à son épanouissement : logement, santé, éducation, culture, communication... Et cela pour l’ensemble de la population planétaire.

 

Contrairement à ce que pensent certains, il me semble évident que la fuite en avant technologique ne résoudra pas ces problèmes capitaux et que nous n’émigrerons pas sur Mars.

L’adaptation brutale que la situation globale exige passera par le renoncement progressif mais inéluctable à nombre de consommations superflues voire néfastes dans un monde de pénurie grandissante et de plus en plus généralisée.

 

Cette adaptation se fera de façon voulue, maîtrisée et donc soutenable si nous prenons les décisions nécessaires suffisamment vite mais elle se produira de toute façon et de manière d’autant plus brutale qu’elle n’aura pas été anticipée.

 

Le renoncement à certains "bienfaits" du confort moderne : objets inutiles, accès à une infinie variété de produits venus des 4 coins du monde, transport individuel, loisirs gourmands (sport mécaniques ou techniques), voyages à longue distance...semble inévitable.

 

Toutefois, il ne doit pas être vu comme une perte irrémédiable mais plutôt comme une occasion de redécouvrir des espaces d’épanouissement de l’être humain :

-         citoyenneté au sens vrai,

-         relations humaines de proximité,

-         culture et connaissance,

-         création artistique et artisanale,

-         loisirs non consommateurs,

-         spiritualité ou que sais-je ?..

 au moins aussi enrichissants que ceux proposés par le système actuel de consommation de masse.

 

Voilà, le compte à rebours est enclenché et nous en ignorons la durée : 20, 30, 50 ans ?

mais l’échéance est certaine et concernera inévitablement nos enfants ou leurs enfants.

 

Pour affronter ce terrible challenge écologique, bien pire que celui des glaciations pour nos ancêtres préhistoriques, nous disposons des deux mêmes atouts qu’eux :

-         notre précieuse planète avec les moyens fragiles et limités mais incroyablement diversifiés qu’elle nous procure

-         et l’intelligence qui caractérise soi-disant notre espèce pour les utiliser le mieux possible.

 

Il est temps de lancer cet immense chantier car le temps presse et la toute première étape passe par la fin du libéralisme, dogme tout puissant de l’économie actuelle, dont la doctrine se fonde sur une croissance sans limites et à n’importe quel prix de la production, elle même basée sur une consommation effrénée des ressources, sans pour autant réussir à satisfaire les besoins fondamentaux de l’humanité.

 

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